Cambrai, FR
La Révolution, avec la loi du 2 novembre 1789 mettant à la disposition de la Nation tous les biens du clergé, entasse dans l’abbatiale de Saint-Aubert de Cambrai plus de deux mille objets d’art (peintures, sculptures, mobilier) provenant des églises et établissements religieux de la Ville. Aux biens
ecclésiastiques s’ajoutent les biens des émigrés. Sous l’Empire, l’abbatiale Saint-Aubert étant rendue au culte, les objets d’art les plus précieux qui ne peuvent être rendus à leur propriétaire, sont répartis entre différents bâtiments municipaux, dans le plus grand désordre. Les membres de la Société d’Émulation de Cambrai s’émeuvent de cette situation. Leurs multiples tentatives auprès de la municipalité pour créer un musée aboutissent favorablement en 1847 : le musée ouvre ses portes dans une salle de l’hôtel de ville. Les œuvres jugées les plus remarquables et encore en bon état sont alors sorties des dépôts. S’y ajoutent les tableaux gagnés par la Ville lors des expositions organisées par la Société des Amis des Arts à partir de 1828 et la collection de la Société d’Émulation. Des anciens élèves de l’École de dessin de Cambrai déposent également une partie de leur production. La Société d’Émulation bataille sans relâche avec la municipalité pour ouvrir un musée digne de ce nom, à l’instar des villes voisines. Le projet est en bonne voie dès lors qu’en 1863, le musée de Cambrai reçoit en dépôt du musée du Louvre des céramiques grecques et étrusques de la collection Campana. E
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