Vendeuil-Caply, FR
Le Musée archéologique de l’Oise s’est formé principalement autour du mobilier issu des fouilles du vicus gallo-romain de Vendeuil-Caply. Ce mobilier est très important compte tenu de la faible surface qui a été fouillée, comparée aux dimensions de la ville antique (peut-être 130 ha). La première dé
couverte répertoriée sur le site date du XVIe siècle : le seigneur d’Esruisseaux trouve vers 1570 une cave antique et fait démolir des murs gallo-romains. En 1574, Georges Thury, prêtre, homme d’érudition et « scrutateur des antiquités » et Jean Wargnier, curé de Breteuil, font un rapport au Prince de Condé, seigneur et châtelain de Breteuil sur les découvertes archéologiques du sieur d’Esruisseau. Jusqu’au XIXe siècle, la région de Breteuil devient le lieu d’approvisionnement de nombreux collectionneurs et antiquaires qui conservent leurs trésors dans des cabinets de curiosités. Les objets précieux, les sculptures, les médailles (en fait des monnaies) sont vendues jusqu’en Angleterre, diffusant les noms de Breteuil et Vendeuil-Caply. Au XIXe siècle, les érudits s’organisent en sociétés savantes comme la Société des Antiquaires de Picardie. Le débat sur Bratuspantium et sa localisation fait rage, les uns tenant pour Beauvais, les autres pour Breteuil, d’autres enfin pour Grattepanche, etc. Napoléon III fait même faire des fouilles en 1863 à Vendeuil par des soldats pour tenter de trouver Bratuspance ! Pierre Mouret, pépiniériste, auteur d’une histoire de Breteuil, et l’Abbé Devic,
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