Loos, FR
La crypte aux morts de Loos, qui commémore les pertes de la Première Guerre Mondiale, se compose de deux parties : en surface un monument d'un style assez convenu (un obélisque en granit), et partie souterraine la crypte qui fait office de carré militaire, où sont rassemblés les corps des soldats ra
patriés à la demande des familles. La question du devenir des corps des combattants faisait en effet débat depuis le début de la guerre, où pour la première fois le règlement prévoyait une sépulture individuelle pour tous (et non plus uniquement pour les officiers). La loi de finances du 31 juillet 1920 règle la question en prévoyant à la fois que les familles peuvent demander la restitution du corps des soldats morts pour la France aux frais de l'État, et que les soldats non réclamés seront regroupés au sein de cimetières militaires sur les lieux des combats. A Loos, sur 368 combattants reconnus morts pour la France, 133 font l'objet d'une demande de rapatriement, qui ne peut aboutir que si le cimetière est en état de les accueillir. Cette question se mêle à celle du monument aux morts, et la municipalité décide de regrouper les deux projets en surmontant la crypte d'un monument. C'est l'architecte Fidèle Lhermitte qui est l'auteur du projet approuvé en mai 1922, mais les variations du programme souhaitées par le maire et les malfaçons dont il tient l'architecte responsable entraine son remplacement par Alexandre Walare. Celui-ci achève le monument sur les dessins de son confrère,
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