Saint-Junien, Italy
Les traditions concernant la vie de l'ermite Amand nous ont été transmises par Étienne Maleu, chanoine de Saint-Junien, au début du 13e siècle. C'est vers 500 qu'Amand se serait installé sur le flanc sud d'un promontoire rocheux au confluent de la Vienne et de la Glane, dépendant du vicus de Comodol
iac et appartenant à l'évêque de Limoges, Rorice Ier. Ce site dominait un important point de passage routier constitué par les gués sur les deux rivières, et l'évêque lui y aurait fait construire un oratoire et une cellule. Après sa mort, sa renommée fut éclipsée par celle de son disciple Junien, et ce n'est qu'en 1083 que l'on retrouva son tombeau, sous l'impulsion d'Hugues, abbé de Cluny. Un chanoine Ramnulfe y fit construire une église, consacrée en 1094, et qui, contrairement à une appellation récente, n'a jamais été siège d'une abbaye. En 1339 elle était connue, comme église paroissiale extra-muros, sous le nom de Saint-Amand-le-Vigen (Sanctus Amandus de Viniano) , sans doute à cause de la proximité de la Vienne. De cet édifice à nef unique et choeur à abside, subsistent le croisillon nord, dont le mur est s'infléchit en absidiole, la moitié nord du mur du chevet, et deux salles basses voûtées. Dans le croisillon nord, des fouilles récentes ont fait apparaître un réseau de canalisations alimentant un bassin en tuiles plates, remplacé plus tard par la fontaine en granit, dite de Saint-Amand. Le sarcophage n'est pas le tombeau du saint ermite mais aurait été déposé ici au début
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